Astropolis nous réchauffe cet hiver.

Festivaliers estivaux pro-Astro j’espère que vous avez ouvert grand vos oreilles brestoises ce week end. On connaissait Astropolis l’été ; on en voulait plus ; Astropolis l’a fait. Du 14 au 22 Janvier le plus vieux festival de musique électronique français a remis le couvert à Brest.
Ce Vendredi, les amateurs de Techno avaient chopé leur place pour le Vauban, ou Radio Slave, “un des godfathers de la scène électronique” selon les organisateurs, était attendu à trois heures. Mais a 20h30 la nouvelle tombe, Matt Edwards est coincé à Berlin, “kidnappé par la Fashion Week”, avion raté. Le parisien Clement Meyer le remplace. Mais avant Meyer, il fallait surtout être au Vauban pour Arno Gonzalez. Le dj Set du français embaume le Vauban d’un air électro minimal. Derrière lui, un des membres de Scouap -groupe de vidéoplasticiens rennais, habille une série de toiles blanches de peinture. Luminosité minimum, on croit que l’artiste peint noir sur blanc. Mais Scouap c’est avant tout une obsession pour la performance vidéo, une recherche constante dans le développement des technologies. Alors quand le jeu de lumières psyché vient donner des yeux au son de Gonzalez, on découvre en fait que l’artiste posté derrière ce dernier peint avec des paillettes. Scouap a permis le temps d’un Dj Set de rendre l’électro féerique. Drôle d’association, mais putain de sensations.
Meyer prend le relais, devant un public déjà bien attaqué. Malgré son renom certain en matière de Techno musique, son DJ Set n’a lui rien de fantastique, et au bout d’un moment a même fait mal aux oreilles. Ces dernières bouchées, je chope les clés de l’appart manger des pâtes sur le sol de la cuisine, en silence. Parfois il vaut mieux.
Le lendemain, réveil dans un appartement qui ressemble plus à un terrier qu’à un habitat humain. Tout le monde sait ici que ce soir ce sera Nicolas Jaar. De quoi bien commencer la journée. 17H30 direction le centre d’art Passerelle pour certains. Une Galerie ou pendant trois heures le son s’écoute en silence ; chacun son casque, chacun sa fréquence. Un concept prometteur en pleine expansion. On regrette seulement le nombre de casques insuffisant. Mais à qui savait attendre l’apéro-en-silencio ouvrait ses portes.
Si fin Aout c’est sur le toit de la Carène qu’il fallait être, Samedi 22H30 -température oblige, c’est en bas que ça se passe. Nicolas Jaar -la tête d’affiche de cette première édition d’Astropolis hiver, prend place sur la scène de la Carène. Il est un peu trop tôt, et beaucoup prédisent un live très calme. Arrivés sur place, nos prédictions n’étaient que de vastes tissus de conneries. Ceux qui s’attendaient à retrouver l’ambiance du premier album de Jaar, Space is only noise, ont du être déçus. Car le jeune homme, trésor de la musique électronique New-yorkaise, a ouvert les hostilités de ce Samedi comme il se doit. Un live entrainant, mais toujours à la Nicolas Jaar. Fluide.
23h45 fin de Jaar, pèlerinage massif vers le bar. Plus tard dans la nuit, le français Massayef et l’américain Francois K continuent à enflammer la Carène. Vue surplombante des balcons ; on a l’impression d’être 15 000 000, on se dit que c’est d’la balle, et que Astro winter ne s’est pas foutu de nous. Astro n’est pas seulement bon à écouter, il est beau à regarder. Une sorte de femme parfaite. Des écrans géants sont placés derrière les artistes, et des énormes boules disco ornent le plafond. Seul point négatif, la fin du DJ set de Francois K qui nous assomme de Dubstep. Plus tard on comprend ce choix surprenant. L’artiste voulait faire de son set une sorte de revue de ce qu’est la musique électronique aujourd’hui. Dubtep oblige.
4 heures, la Carène s’apprête à fermer ses portes. La fatigue ne se fait pas sentir. En même temps, comment être fatigué après s’être pris une grosse claque? Mouvement vers la Suite, boite de nuit qui a pour seul avantage d’être en face de la Carène. On espère seulement que Club Cheval sera à la hauteur des artistes de la Carène. Arrivée à la Suite, j’ai comme oublié la grosse soufflante prise avec les trois artistes précédents. L’ambiance redescend, et c’est moi qui ai envie de mettre des claques. Aux platines, Stereoheroes. un son gras et assourdissant qui fait un bordel plus hasardeux que motivant. L’ambiance est quand à elle très bizarre. Un étrange mélange de nighclubbers habitués de la Suite qui ont les bras en l’air même sur du Guetta, de Kids complètement ravagés et d’ex public de la Carène. A vingt ans, pour la première fois de ma vie j’ai le sentiment d’être trop vieille. L’attente de Club Cheval commence à être longue.
Une petite heure plus tard l’attente a payé. Sam Tiba et Canblaster, deux des mecs de Club Cheval, retournent la boite. Les tracks s’enchainent, on entend du Brodinski et du Gesaffelstein. C’est dans une ambiance survoltée que cette première édition d’Astropolis hiver s’achève. Le jour se lève à mesure que mes yeux se ferment, avec simplement une question en tête : a quand la deuxième édition?
5:33 pm |
janvier 23 2012
La Femme en Trans.

Ce week end, les étudiants rennais doivent faire un choix. Choisir entre réviser des partiels qui approchent bien trop vite, ou errer parmi les bars en Trans à la recherche d’un bon vieux concert qui puisque trop bien, justifiera le fait de ne pas réviser. Pour ma part, je vais me disculper en disant que je n’ai pas vraiment eu le choix. Bin oui, parce que hier soir, La Femme était sur les planches du Sambre. Originaire de Paris Biarritz et Quimper (si, je vous assure), ce groupe de jeunes français qui rentre d’une tournée aux States a hier soir, fait transpirer le Sambre.
Je m’en vais donc remplir mon devoir. Après s’être battus pour choper les dernières places, bière bière et vin rouge. 20h30, je m’assois dans les escaliers en attendant de pouvoir rentrer dans la salle. Bercée de douces illusions, je me rend finalement compte que non, je n’y accèderais pas et que oui, bien des groupies l’ont joué plus fin que moi pour se retrouver accoudés au matos.
Finalement et je ne sais trop par quel moyen, me voilà au fond de la salle les oreilles collées à une enceinte bien trop grande et trop bancale. Mes oreilles sifflent encore. La salle est minuscule, la musique est bien trop forte, mes pieds sont à deux doigts de quitter le sol et la chaleur avoisine les 45 degrés. L’ambiance monte à mesure que les titres s’enchainent. La blondeur platine de La Femme charme son public. Un rappel puis deux. Je remonte au bar, ayant eu l’impression d’avoir assisté à un concert de Surf music chanté par Yelle et arrangé par Taxi Girl. La Femme nous enivre avec des associations étonnantes mais dont le résultat est encore plus cohérent qu’un camembert-pain de campagne-vin rouge.
J’ai eu ma dose d’arianisme hier soir, et ce qui me fait chaud au coeur et surtout aux oreilles, c’est qu’on est Vendredi, et que les Trans ne font que commencer.
7:54 am |
décembre 2 2011
| 1 note
“Je suis le contraire d’un fils à Papa.” Lulu Gainsbourg

Bon, par ou commencer, et quand s’arrêter? J’en connait un qui aurait mieux fait de ne jamais commencer. Né en 1986 de l’amour de Serge Gainsbourg et de Bambou,”l’artiste” (?) Lulu Gainsbourg sort actuellement son premier album, From Gainsbourg to Lulu, en hommage à son père. Dans une interview, Lulu déclare : “Je ne veux pas être l’héritier de Gainsbourg, je veux juste trouver mon propre style”. Mais alors pourquoi avoir choisi d’entrer sur la scène musicale avec un album hommage fait de reprises de son père? Et bien moi je vais vous le dire. Avant 2010, Lulu fait l’humble choix de rester dans l’ombre, afin de devenir quelqu’un par lui même. Il intègre alors l’une des meilleurs écoles de musique du monde : le Berklee Collège of Music. Le jeune homme brille de part ses talents de pianiste. Et puis, le 20 janvier 2010 sort le film Gainsbourg, vie héroïque qui réveille les consciences. On parle de plus en plus de Serge, et tant mieux ! Un an plus tard, le 2 mars 2011, c’est le vingtième anniversaire de la mort de Gainsbar. La musique de l’homme touche de plus en plus un public qui s’élargit. Totale illumination dans la tête de Lulu : l’idée de faire un album hommage pousse dans la tête du jeune homme. Qu’on ne vienne pas dire qu’il fait autre chose que de l’opportunisme.
On pourrait se dire qu’au moins, les reprises sont réussies. Et bien même pas. Au visionnage des clips de Lulu Gainsbourg, on se demande même s’il est vraiment le fils de Gainsbar. Dans son clip L’eau à la bouche, des femmes en maillots de bain une pièce qui sirotent des cocktails en plein soleil ; lui, lunettes rectangulaires violettes en hommage à celui qu’il considère comme son deuxième père -Johnny Deep, et des palmiers. Sans oublier la piscine. Une mise en scène honteusement ridicule durant laquelle les paroles pourtant magnifiques qu’avaient écrit son père sur scène semblent se faire la malle. Et elles ont bien raison. Le jeune artiste se revendique pourtant compositeur. Lulu Gainsbourg, à défaut d’avoir réussit comme sa demi soeur à surprendre en composant, est seulement parvenu à créer un mélange dégueulasse de Gainsbourg et d’ambiance Club Med.
On pourrait aussi parler de son clip -honteux, sponsorisé par le champagne Moet sur sa reprise de Je t’aime, moi non plus. J’allais presque oublié de vous dire qu’il l’a enregistré avec Scarlett Johansson. Qu’on ne vienne pas me dire que la chanson française va bien. Reprenant les chansons de son géniteur, Lulu Gainsbourg en assassine l’essence. Alors oui, effectivement, il a raison de déclarer qu’il est le contraire d’un fils à papa.
11:00 am |
novembre 19 2011
| 5 notes
Les nouveaux médias connectés : une culture de l’écran créatrice de brouillons d’histoire (seulement)

En 2007, Ariana Huffington créer le site d’informations “The Huffington post”. Aujourd’hui, il supplante le New York Times et sa créatrice -avocate et non journaliste, il faut le signaler, est en passe de conclure un accord avec Le Monde. Internet bouffe la presse écrite. Aspirant à devenir une grande journaliste depuis ma tendre enfance, je me rend donc aujourd’hui à la cantine numérique rennaise des Champs Libres ou Bertrand Rault, délégué régional de France Télévisions animait une conférence: “Vers la fin des médias?”. Autrement dit, ne sommes nous pas en train d’assister à la mort de nos médias traditionnels ?
Personne n’est sans ignorer l’emprise croissante qu’a internet sur nos vies depuis les années ‘00. Internet démocratise et facilite l’accès à l’information. S’il est plus aisé d’y accéder, il est aussi plus facile de la faire. Monsieur tout le monde devient un journaliste. La révolution de l’information est en marche. Une révolution qui selon Bertrand Rault « n’est qu’une vaguelette par rapport au tsunami qui nous attend ». Tsunami car les nouveaux médias explosent, et ceci est exponentiel. Blogs, tumblr, sites web, réseaux sociaux, bref la toile s’étend et n’a pas fini de se tisser. Devons nous en avoir peur ? Quel est l’avenir du journalisme papier de demain ? Aucun, si l’on en croit les prévisions. En effet on prévoit dans notre pays la fin du journal papier pour 2023. Bye Bye le cliché parisien du journal black and white accompagné de l’expresso-clope et bonjour tablettes électroniques et journaux numériques ! Le journaliste de demain devra avant tout être « technologique » et ce en raison de la prise de pouvoir de la forme sur le fond. Comme l’a dit le délégué régional de France Télévisions, « on demande aux journalistes de savoir écrire, et bientôt on leur demandera de savoir dessiner ».
Le milieu journalistique utilise des mots bien compliqués pour tenter de nous expliquer cette mutation médiatique. On aurait en effet un open source engendrant infobésité, le basculement de la logique de push vers une logique de pull et ceci à cause d’une désintermédiation de l’information. Tout ça pour simplement dire que la multiplication des sources a provoqué un surplus d’informations et que si avant le lecteur était poussé vers l’information, il est aujourd’hui attiré par elle. La faute à la disparition d’intermédiaire entre l’info et le lecteur. Le journalisme papier est mort, vive le nouveau journalisme. Désormais, peu d’enquêtes et beaucoup de participation. Que reste-t-il alors au journaliste traditionnel ? Uniquement ce qu’on appelle dans le jargon la curation. En effet la collecte, l’enquête et l’analyse n’appartenant désormais plus seulement au journaliste, il ne reste donc plus à ce dernier qu’à trier, hiérarchiser et vérifier. La profession se déprofessionnalise et se voit concurrencée par le grand public. Et même devancée ! Smartphone + twitter = immédiateté de l’information. Le journaliste n’est pas arrivé que l’info est déjà diffusée.
Et puis on nous dit souvent que tant qu’il y aura des journalistes, la démocratie brillera. Mais à l’heure d’aujourd’hui, temps ou tout le monde devient journaliste et ou le journaliste traditionnel n’apparait plus comme étant nécessaire, que devons nous penser de notre démocratie ? Selon Bertrand Rault, la révolution médiatique est à placer dans un contexte de révolution marxiste. Les moyens médiatiques de production et de distribution ont en effet été conquis par ceux qui en étaient privés ; autrement dit par le grand public. Un élan démocratique, certes. Mais un élan propagateur d’erreurs aussi. Internet est une donnée inquantifiable, alors comment la contrôler ? Les modérateurs suent à grosse gouttes pour le faire au maximum. Mais cela ne suffira jamais.
L’évolution, la mutation technologique et par conséquent médiatique que nous sommes en train de vivre me fait résolument peur. Cependant, la nier reviendrait à refuser le monde dans lequel on vit. Les journalistes se complaisent déjà assez dans le dénie de cette révolution. Alors moi qui ai toujours voulu travailler dans la presse papier, je me pose actuellement une seule question : les médias traditionnels auront-ils le temps de s’adapter aux nouveaux médias, ou notre journal papier va-t-il lamentablement crever ? Pour ma part, j’espère dans les dizaines d’années à venir encore me surprendre à regarder mes doigts, noircis par le contact d’un bon vieux canard.
11:43 am |
octobre 19 2011
| 2 notes
2012, année socialiste ?

Il y a une dizaine de jours, François Hollande était de sortie à Rennes. Me voilà donc en route vers les Halles Maternot pour un bon vieux meeting socialiste. Avant même le début des discours, le Parti socialiste met en avant sa volonté d’intégration, de tolérance et d’ouverture. En effet, face à une salle plus que complète et dans une chaleur étouffante, s’enchaine musique et danse aux aspirations africaines. François Hollande en aurait-il trop fait ?
On sait trop bien o combien le PS encourage le multi culturalisme. Non, le PS n’est pas raciste, et oui, tout le monde le sait. Je n’ai pas ressenti cette volonté de mixité culturelle au meeting, mais juste une mise en avant de l’Afrique. Une mise en exergue qui a mon avis n’a pas montré cette volonté unificatrice des socialistes, mais simplement et bien malheureusement une certaine discrimination positive.
Les cinq premières minutes de discours ont suffis à confirmer mes préjugés quand aux meetings. Les critiques s’enchainent, Sarkozy en prend pour son grade. Bienvenue chez les socialistes. Mais que devons nous attendre de plus de la part d’une opposition en campagne ? Soyons réalistes, la droite aurait fait exactement pareil. Et l’a déjà fait d’ailleurs. Mais n’est-il pas plus facile de critiquer lorsqu’on est dans le camp de la majorité ? Alors oui, Hollande s’est bien payé la tête de Sarko à Rennes. Mais ses critiques étaient d’autant plus légitimes qu’il y a apporté des solutions.
Ainsi face aux régulières suppressions de postes dans l’enseignement orchestrées par notre cher président, Hollande s’indigne, et propose au contraire de mettre le paquet sur l’éducation. Enfin un qui semble appréhender correctement et avec la gravité qu’il mérite le cas éducatif français.
Promesse en l’air ? Ne vous inquiétez pas, pas la peine de lui poser la question, François a dans son discours tout prévu. En effet, pas question pour le favori socialiste de bercer -et berner, son électorat. Nous dit-il du moins. Hollande promet de ne pas excessivement promettre, et avec une franchise qu’on retrouve rarement dans un discours politique, énonce problème après problème sans prétendre pour autant pouvoir tout résoudre. Hollande mise sur ses qualités : la normalité.La France aurait-elle coupé le cordon avec son pourtant si nécessaire Homme providentiel ?
La France a eu, a et aura besoin d’un de Gaulle, d’une autorité imposante. Mais l’hyper présidence de ces cinq dernières années, si largement prônée par Sarkozy et donnant naissance à un président présent partout -et surtout dans Gala, m’a tout l’air d’avoir dégouté les Français. En effet, la côte de popularité de notre président ne cesse de baisser. 35% début octobre. La plus mauvaise de l’histoire de notre pays d’ailleurs. Sarkozy a voulu incarné une présidence forte, mais ne semble pas avoir été à la hauteur de ses ambitions. Je connais un Grand Charles qui doit se retourner dans sa tombe.
11:23 am |
octobre 12 2011
| 2 notes
Le temps, ce salaud.
Le temps est la faille de chacun, elle rappelle o combien l’éternité n’existe pas. Il passe autant que nous grandissons, mais ne se passe jamais de nous rappeler que le notre ne sera jamais toujours rose. Conception bien différente de celle que l’on a étant enfant : utopisme et insouciance. Puisque le temps passe, il emporte ces douces convictions avec lui. Parce qu’après y’a eu l’école ; on y apprend que la théorie marxiste d’une société communiste est une utopie. Maintenant on sait ce qu’est une utopie, et bientôt, on se rendra compte que penser que la vie est un long fleuve tranquille en est une. Le temps à emporté l’enfance. Les convictions de chacun deviennent toutes autres : avancer avec le temps n’est plus aussi facile.
Enfants nous avons tous connu des poussées de croissance, qui nous ont fait grandir parfois plus vite que prévu. Adultes, notre taille ne bouge plus, et ce qui nous fait grandir parfois plus vite que prévu sont les coups durs. Malheureusement, le temps emporte parfois bien plus que notre enfance. On en sort peut-être plus fort. Réflexion utopiste ?
“Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : ” Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,
Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! ”
Charles Baudelaire, Les fleurs du mal.
12:34 pm |
septembre 11 2011
| 1 note
2997 morts, merci George.

11 Septembre 2011 : anniversaire de la chute d’un des plus haut symbole de la super puissance américaine. 10 ans plus tôt, cris et fumée. George W Bush à Washington, s’éfondre comme sa patrie et ses symboles. L’occident a perdu. Bientôt, débats et opinions sur sa possible responsabilité fusent et se diffusent. Moi, je pense que c’est l’inconscience et le quasi illettrisme de ce qui sert de président aux Etats-Unis à l’époque qui ont entrainé le pays dans le fond d’une lutte naissante, sanglante et stupide contre la différence : l’Islam. L’homme prétend n’avoir pas été mis au courant de quoi que ce soit. Pourtant, les rapports quand aux dangers imminents d’une attaque s’empilent sur le Bureau ovale depuis bien trop longtemps. Plusieurs hypothèses me viennent alors :
1, George ne sait pas lire, ce n’est donc pas de sa faute, il n’était donc pas au courant.
2, George s’est trompé de bureau, et n’était pas au courant que le Bureau ovale était le sien ; il n’y a par conséquent jamais mis les pieds. Ce n’est donc pas de sa faute.
3, George est aveugle, il n’a pas vu les rapports. Ce n’est donc encore une fois pas de sa faute.
4, George est complètement con, incapable de diriger un pays et a pris la menace terroriste présente quotidiennement sur son bureau sous forme de rapport à la légère. C’est donc bien de sa faute.
Résultat, une guerre en Afghanistan, qui, dix ans plus tard, continue de faire couler le sang. Mais aussi une haine viscérale qui se cristallise encore aujourd’hui contre les ennemis de l’Amérique. Samuel Huntington nous parle du choc des civilisations. Et il a raison. Le terrorisme se développe, contre une Amérique que les musulmans extrémistes appellent désormais Satan. La machine est mise en marche, et malgré les inlassables efforts occidentaux afin de faire tomber les symboles du terrorisme, celui ci persiste, et persistera toujours. Une lute éternelle ? Surement, et ce à cause d’un incapable n’ayant même pas fini ses études, et propulsé à la tête de l’Etat de manière plus que douteuse. Quand le charisme et l’intelligence ne font pas parti de vous, venir du Texas et avoir une puissante famille peut être utile pour arriver à ses fins. Bref, George aurait mieux fait de rester au Texas, là bas au moins il était le roi du pétrole.
12:29 pm |
septembre 10 2011
| 2 notes
Starlight

J’ai toujours été passionné d’astronomie. Les astres, le cosmos, enfin bref, tout ce qui n’est pas sur terre. Surement parce que là haut, dans le ciel, on ne sait pas ce qu’il y a. Bien sur, il y a l’univers, les planètes, et tout un tas d’autres trucs. Quand j’étais gosse –enfin je veux dire, encore plus que je ne le suis encore, je voulais devenir astronaute, parce que j’ai toujours eu envie de toucher les étoiles. Après, j’ai grandi, et j’ai vite compris que ça, c’était un rêve, et que les rêves, c’est pour la nuit. Pas pour la journée, la réalité. Alors il a fallu concrétiser des trucs, faire en sorte de devenir quelqu’un de pas trop mal. J’ai fais des études, oui, mais les études, c’est pour les gens studieux, pour les étudiants. Moi, je n’étais pas ça. J’étais simplement Pierre, celui qui voulait juste toucher les étoiles.
Mes parents m’ont souvent reproché de n’avoir aucune ambition dans la vie. Pas de but. J’en avais un, mais ils ne le comprenaient pas. Alors bon, Papa m’a trouvé ce travail, chez Auchan, vous savez, la grande surface beaucoup trop grande dans le centre commercial Arcade. Oui, je dis beaucoup trop grande parce que c’est moi qui le nettoyais, le magasin. Mon travail était bien trop loin de ce que j’avais prévu pour moi. Le coup du « technicien de surface » -comme on dit pour ne pas dévaloriser la profession, ça ne rentrait vraiment pas dans mes plans. Moi, j’étais attiré par le ciel, parce qu’on ne savait pas ce qu’on pouvait y trouver, et me voilà dans un supermarché, endroit ou toute marchandise qui y entre est notée, fichée, classée et vendue. Pas de place pour le hasard et l’inconnu. Enfin vous voyez, vraiment, le truc aux antipodes de mes aspirations. Un an passa, puis deux, et trois. Jamais trois sans quatre ?
Il y avait cet homme, qui réparait les luminaires du magasin. Pour moi, il réparait les étoiles que je voyais tout les jours. Le Auchan du centre commercial Arcade : mon havre ; ou ciel est toit et étoiles spots lumineux. Et puis un jour, j’ai compris que ce n’était pas vrai ce que je disais, que c’était juste un rêve. Et les rêves, c’est pour la nuit. Alors je suis monté sur son échafaudage et j’ai essayé d’éteindre les étoiles. Nan que dis-je, d’éteindre les spots lumineux.
11:49 am |
août 3 2011
| 9 notes
Astropolis 2011 : grand cru électronique

Excessif, jouissif, excitant, géant, prenant ; bref tout ce que vous voudrez, Astropolis ne s’est -comme à son excellente habitude, pas payé la tronche des 20 000 personnes présentent ce week-end à Brest. Pendant ces trois jours, le quasi quotidien mauvais temps brestois a même fait ses valises, pour notre plus grand bonheur. Et oui, car Vendredi en début de soirée, c’est sur le toit de la Carene qu’il fallait être. Après avoir monté beaucoup trop de marches, Dj set de Douchka. Le douarneniste, organisateur des soirées Kids Want Techno et propulsé derrière les platines de l’Astropolis grâce au Tremplin du festival, a fait honneur à cette 17ème édition. Un bordel monstre et surtout un gig monstrueusement calé sur le toit de la Carene.
Samedi, réveil les yeux collés après une nuit beaucoup trop courte. Deux dolipranes plus tard, direction le Vauban. Terrasse ensoleillée et Dj set de La Denrée. On retient son mix du sample de notre ami James Blake. Les préliminaires de la soirée de clôture de cette 17ème édition sont parfaits.
Astropolis, un festival de musique électronique. Mes grands-mères, tantes et autres ancêtres pensent à coup sur que j’ai passé deux jours dans une rave party au milieu d’un champ, en train de prendre des cachets multicolores avec un chien battard pour seul compagnon de défonce, et tout cela les oreilles scellées à des basses dégageant un son bien trop puissant. Oui à Astropolis il y a de la musique bien trop forte, et oui, si on cherche bien, on y trouve même des chiens. Côté cachetons, c’est vrai, pas besoin de chercher aussi bien que pour trouver un chien. Mais ce n’est pas que ça. Pas de champ, et une ambiance bien plus Kids et Club que Teuf tek et treillis. Et au sous-sol du Vauban ce samedi, l’Astroboom. Interdite au plus de douze ans, salle remplie de petites moustaches de chat et autres maquillages tout mignons-mignons. De quoi faire taire les mauvaises langues et rabattre le caquet à nos aïeux.
Mais ou est donc le point négatif de cet Astro 2011? Au niveau musical pour ma part -et surtout compte tenu de ce que j’ai vu, car l’Astropolis c’est plusieurs scènes et une programmation astronomique, il n’y en a pas. L’unique bémol aura donc été la perte de mon tant regretté Iphone4. Boire ou téléphoner , dans un festival, il faut choisir. Pour ma part, L’Astropolis 2012 se fera donc sans portable et pour finir, je ne peux que vous inciter à vous rencarder quand à la date des prochaines soirées Astropolis.
» Crédit photo : Gildas Raffenel
8:49 am |
août 2 2011
| 3 notes